lundi, 08 janvier 2007

Libé : la rupture tranquille

medium_Edouard_de_Rothschild_actionnaire_principal_Libe_AFP.jpgEst-ce son amitié pour Nicolas Sarkozy qui lui fait emprunter son vocabulaire ? Toujours est-il que, dans une interview au Monde, Edouard de Rothschild affirme réaliser une vraie rupture avec l'époque de Serge July au départ duquel il avait conditionné un nouvel investissement.

Aussi, l’ancien PDG de Libération avait-il été débarqué, en compagnie du directeur général, sans grande protestation, d’ailleurs, de la part du personnel qui vient de se soumettre aux exigences propositions de son nouvel actionnaire de référence.

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lundi, 04 décembre 2006

Libé : le plan Plenel réapparaît

medium_LIBERATION_interieur.2.jpgAu même moment où Laurent Joffrin rencontrait les salariés de Libé, le 16 novembre, le Nouvel Obs publiait in extenso sur son site, le plan de reprise proposé par Edwy Plenel ce qui provoqua une polémique, notamment avec Daniel Schneidermann et une demande de retrait de la part du président de la SCPL (personnel de Libération) car il contient des informations confidentielles.

Le rédacteur en chef du permanent.nouvelobs.com  indiquait, alors, que ce projet ne serait plus consultable.

Entre temps, l'ancien directeur du Nouvel Observateur a été nommé PDG de Libération et directeur de la rédaction sans veto des journalistes.

Aujourd’hui, alors que les salariés du journal doivent voter pour ou contre une grève, et que Laurent Joffrin leur écrit, le plan Plenel est de nouveau consultable sur le site du Nouvel Observateur. En principe, celui-ci n'est, absolument, plus d'actualité, à moins que l'ancien directeur du Monde, tienne à se rappeller au bon souvenir de Libé.

J’aimerais comprendre….

vendredi, 17 novembre 2006

Embrouilles à propos de Libé ?

medium_Liberation_capital.2.jpgJ’avais rendu compte du projet de Plenel, concernant Libération, qui avait été publié sur le site du Nouvel Observateur en m’étonnant de la concordance de sa publicité avec la visite de Laurent Joffrin aux salariés du quotidien.

Or, selon un post sur le blog de Daniel Schneidermann, le président de la SCPL (personnel de Libération) précise que les propositions d'Edwy Plenel serait, en fait, une synthèse élaborée en collaboration avec la rédaction de Libé, contenant des secrets de fabrication, et diffusée in extenso par le Nouvel Obs. à son insu. Il aurait demandé à l'hebdomadaire de ne plus le maintenir en ligne.

Moi-même, j'avais appelé la rédaction du site web pour m'étonner d'une telle pratique, alors que, dans le même temps, l’encore directeur du Nouvel Observateur était dans les locaux de Libé et que, surtout, l'honnêteté intellectuelle commandait de présenter tous les projets. Le journaliste que j'ai eu au bout du fil m'a répondu qu'il l’avait publié  "parce que c'était le seul en sa possession."

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jeudi, 16 novembre 2006

Libé : Le spectateur s'engage

medium_LIBERATION_interieur.jpgEst-ce l’amertume, et la tristesse, d’avoir perdu leur directeur qui font le Nouvel Observateur prêter main forte à la manœuvre de l’ancien directeur de la rédaction du Le Monde dans sa conquête de Libération ? Toujours est-il qu’on ne peut voir une simple coïncidence dans la publication, in extenso, du (nouveau) projet d’Edwy Plenel pour s’asseoir dans le fauteuil de Serge July, au moment même où Laurent Joffrin rencontrait les salariés de Libé.

Que les choses soient claires : je n’ai de rapports personnels avec aucun des protagonistes. Mais je les ai lu régulièrement et connais leurs qualités directoriales. A choisir,  très sincèrement je préfère le courage d’un homme qui connaît l’esprit du quotidien et n’a pas hésité à abandonner un poste autant convoité que sécurisant, en terme de carrière, pour s’engager dans le redressement d’un journal, avec toutes les incertitudes et les difficultés qui l’attende.

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lundi, 13 novembre 2006

Joffirin à Libé

medium_Laurent_Joffrin.sipa.jpgLaurent Joffrin, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur vient d’annoncer qu’il va prendre la direction de Libération.

Je ne peux que me réjouir de cette nouvelle que j’avais été le premier à préconiser. En effet, Laurent Joffrin me paraît le seul à pouvoir reconstruire un nécessaire fil rouge liant l’histoire du journal à son devenir.

Photo : SIPA

Libé : Le spectateur engagé

medium_Liberation_sauver.jpgOn ne peut qu’approuver Edwy Plenel lorsqu’il constate, dans son appel à sauver Libération, que nous vivons une crise de l’offre et non pas de la demande. S’il y a déclin, c’est parce que nous ne sommes pas au rendez-vous des attentes des lecteurs

Toute la question est de savoir si le projet qu’il propose est susceptible de rencontrer un public, au-delà de l’actuel lectorat en voie d’étiolement. Quel que puisse être le sérieux avec lequel il a été envisagé, et l’investissement réel du personnel dans son élaboration, je ne vois rien qui justifie l’affirmation selon lequel il renoue avec l’identité originelle de Libération, lieu d’invention et de modernité de la presse française

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mercredi, 08 novembre 2006

Libé : rien ne va plus

medium_LIBERATION_vitrine_AP.jpgJe ne suis pas convaincu que doit être dévolu à l’Etat le soin d’assurer le renflouage des publications en déconfiture. On ne peut, tout à la fois, célébrer la liberté d’expression en dénonçant la connivence des groupes financiers avec les médias et appeler de ses vœux, comme le voudrait par exemple Jean-Pierre Mignard, une entrée de la Caisse des Dépôts au capital des titres en difficulté.

Libération n’est ni la Pravda ni le Quotidien du peuple.

Le décrochage de Libé avec son lectorat ne date pas d’hier. Il a suivi une lente et inéluctable érosion de ses ventes passant de 166 200 exemplaires en 2002 à 142 500 aujourd’hui. Quant à son site web, il a enregistré 2 195 000 visiteurs uniques, en janvier de cette année, pour 1 730 000 en septembre.

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mardi, 17 octobre 2006

Libération : L'improbable destin

medium_Plenel_a_Liberation_AFP.jpgEdwy Plenel est un grand professionnel du journalisme et un ancien trotskyste, ce qui n’est nullement incompatible. Encore faut-il ne pas sombrer dans cette maladie infantile du gauchisme qui consiste à ne concevoir l’action politique qu’au travers d’une opposition systématique à l’ordre établi.

Aussi, l’ancien directeur des rédactions du Monde, qui ne semble pas avoir fait le deuil de son éviction, se trompe-t-il de cible en prétendant faire de Libé l'organe du combat contre Nicolas Sarkozy. Libération n’est pas un journal militant mais d’informations. Cette nuance semble lui avoir quelque peu échappée.

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mardi, 18 juillet 2006

Libé cogère et cogîte

medium_Liberation_capital.jpgDans un texte publié dans les pages  rebonds, des salariés de Libération répondent à 27 de leurs collègues qui avaient réagi, le 29 juin, à l’éviction de Serge July dans une opinion intitulée « Dépossession et trafic de souvenirs. »

Ils déplorent que celle-ci « passe hors les murs comme majoritaire » et rappelle que, depuis, le personnel a choisi la cogérance, avec leur actionnaire de référence, à une majorité de 60,5 %.

Faisant référence, notamment, à la tribune publiée par Le Monde, Une complainte pour Libé, et au forum du Nouvel Observateur, ils précisent que les banques et le marché ne sont pas arrivés avec Rothschild à Libération : ils y étaient déjà. Et  l'actionnaire principal n'attente toujours pas à notre indépendance rédactionnelle. 

Toutefois, les nouveaux pétitionnaires oublient de signaler que c’est la première fois qu’un financier fait du chantage (appelons les choses par leur nom) à la recapitalisation pour obtenir le départ du directeur de publication et du directeur général d’un titre.

Et lorsque le videur clame son admiration pour le vidé en expliquant que celui-ci se retire pour tenter d’en assurer l’avenir, on a la furieuse impression que les lecteurs sont pris pour des cons... en toute transparence bien sûr !

Mais peut-être est-ce là la nouvelle identité éditoriale du 21ème siècle. Même au Figaro, ils n’auraient pas osé.

Photo : AFP

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Ce blog prend du large durant quelques semaines. Je vous retrouverai fin août. Bonnes vacances et bonnes lectures.

jeudi, 06 juillet 2006

Libé : un paradoxe très cavalier

medium_Rothschild_Edouard_AFP.jpgMépris, aigreur, insulte ! Que d’excès, sous la plume de M. Edouard de Rothschild, pour qualifier  ma Complainte pour Libé (Le monde du 4 juillet)  dont l’objet était de rappeler l’histoire d’une extraordinaire aventure de presse, à laquelle il n’a pas participé, et de s’interroger sur l’avenir d’un titre dont il doit, aujourd’hui, assumer la responsabilité.

M. de Rothschild se veut le héraut de Libération, il convient de lui en donner acte. Toutefois, comment nommer cette exigence qui conditionne la recapitalisation d’un journal à l’impérieuse nécessité du départ de celui qui a contribué à sa création, et son développement durant 33 ans, et pour lequel on clame par la suite, haut et fort, peut-être un peu trop fort d’ailleurs, son admiration ?

Une formule vient tout naturellement à l’esprit : celle de logique financière.

Personne ne peut souhaiter la disparition de Libération mais on ne voit pas en quoi l’éviction de Serge July permettrait « d’en assurer le devenir. »

C’est d’un projet et d’une politique d’investissements à long terme que Libé a besoin pour se développer. Et il n’est pas établi que, sur ce dernier point, les salariés et l’actionnaire de référence soient sur un même plan d’égalité comme le prétend le président de France Galop.

Je remercie M. Edouard de Rothschild de son aimable proposition de méditation à laquelle je ne permets de lui répondre par un autre sujet de réflexion, emprunté à Sartre dans Situations X : « ça n’a pas de sens de faire des critiques qui ne soient pas très sévères quand on a la chance d’aimer celui ou celle que l’on critique. »

Photo : AFP

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