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mercredi, 09 novembre 2005

P.S. : Bataille navale en cours

Les 127.000 militants vont voter, aujourd’hui, dans leurs sections sur les cinq motions proposées au débat.

Le congrès du Mans, la semaine prochaine, devrait être décisif moins pour l’avenir du parti que pour celui de l’actuelle direction nationale et des multiples candidats se voyant un destin présidentiel en 2007, au premier chef duquel Laurent Fabius.

Si l’état d’urgence décrété par le gouvernement divise, mezza voce, les héritiers de Jaurès, force est de reconnaître que le parti socialiste a été absent du débat sur la crise que traverse notre société, bien plus préoccupé de ses querelles internes.

Les socialistes peinent encore à tirer les conclusions tant de 2002 que du referendum sur l’Europe.

Pierre Mauroy, dans une interview donnée au Monde pour son édition datée du 9 novembre 05, se risque à une explication :

« L'évolution du PS est semblable à celle de la société. Je suis au bureau national du parti depuis 1963. Avant, ceux qui s'y trouvaient portaient davantage le message des ouvriers, des employés et de la classe moyenne. Aujourd'hui, je vois des gens pressés, qui ont fait de hautes études ­ il y a au moins dix ou douze énarques ­, qui ont beaucoup d'occupation. Ils ont d'autres façons de penser. Ils aiment la bataille navale. »

Lors de la dernière élection présidentielle l’ancien maire de Lille avait mis en garde Lionel Jospin : « ouvrier » n’était pas un gros mot et, par conséquent, il aurait dü ne pas hésiter à en faire usage.

Depuis, les socialistes n’ont pas encore compris la leçon. Pour la classe ouvrière, ils ne l’emporteront pas au paradis.

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